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Comment faire du Big Data ? La recette la plus simple pour réussir

3 novembre 2017

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Dans votre entreprise aussi, le sujet est fiévreusement sur toutes les lèvres ? Comment faire du Big Data ? Comme si la réussite et la transformation de vos activités pour survivre à la « transition fulgurante » ne dépendaient que de ça. On comprend le sentiment de vertige prenant ceux qui ne disposent même pas encore de l’information nécessaire pour piloter facilement leur budget ou anticiper l’évolution de leurs activités. Mais « puisqu’il faut y aller, faut y aller » !

N’est-ce pas ce qu’ont fait les géants qui réussissent ? Jeff Bezos n’a-t-il pas propulsé Amazon au firmament de la distribution en surfant sur la technologie et les données ? Trop cher et compliqué pour nous, disent peut-être certains esprits chagrins. Ayez confiance, vous avez tout pour réussir ! Comment faire ça ?

La recette est très simple : frugalité des moyens techniques pour inciter vos équipes à mettre le (bon) sens au coeur de la démarche. En matière de data, c’est la clé : aller à l’essentiel et ignorer le superflu. Seiri, comme disent les japonais ; supprimez l’inutile ! Un repère tout simple : pas plus de 35 EUR de dépenses de technologie pour 65 EUR de dépenses en hommes et en méthodologie !

Le Big Data, c’est quoi ?

Mais qu’est-ce donc que cette Big Data ? Derrière l’expression courante se trouvent 2 choses. La formidable opportunité, via la digitalisation des points de contact et la généralisation d’usage de capteurs dans les fameux IOT (objets connectés), de connaître le détail de la vie de ses produits et des préférences de ses clients. Une opportunité unique de développer ses ventes, fidéliser, améliorer la qualité, se transformer. Mais Big Data désigne aussi, et avant tout, l’exploitation des données générées. Il est fondamental de ne pas confondre les 2. Une opportunité d’un côté, un problème d’infobésité à gérer de l’autre.

Une série de question éthiques et techniques, et peu de temps pour les traiter

Donc une question de systèmes d’information à régler ? Pas de problème, car vous avez sous la main un patron compétent des systèmes d’information. Où est-il et que fait-il en ce moment ? Il est héroïque, car il est sur tous les fronts ! Transformation digitale des front-office à mener, intégrations de tous vos systèmes avec les Tiers, dématérialisation des flux continue, et toujours continuité de l’activité… Plus récent, recrutement d’un Data Chief Officer pour gérer une masse exponentielle de données.

Rien que sur ce sujet, pas plus big que les autres, une myriade de questions à traiter : quels outils de collecte pour ces nouvelles datas ? Quelles infrastructures pour les stocker ? Quel mode de stockage distribué ? C’est tout juste si vos geeks maison s’y retrouveraient avec des technologies nouvelles chaque semaine. Il serait presque tentant d’occulter une partie des questions juridiques et éthiques. Quelles données peut-on et doit-on conserver ? Doit-on se laisser tenter par d’alléchantes offres dans le Cloud, mais permettre un jour à des tiers U.S. d’y accéder via le Patriot Act par exemple ? Car après tout il est possible de se dire, « qui sommes-nous et qui pouvons-nous intéresser ? » Faut-il vraiment monter et gérer un environnement hybride ou On premise plus protecteur pour vos consommateurs et votre innovation ? Référentiel ? Qualité ? Protection des données ? N’en jetez plus, le sujet Data semble terriblement compliqué.

Vers où tourner le regard alors ? Car tout le monde en parle ! Vos traditionnels conseils en stratégie, font maintenant de la transformation digitale. Ils ont fraichement embauché des Data Scientists pour rester dans la course. Les intégrateurs spécialistes de la BI (Business Intelligence) en contact avec votre DSI font maintenant de la stratégie !? Heureusement qu’il reste les éditeurs de logiciels cités par le Gartner… mais ne vous ont-ils pas déjà déçus avec cette dernière nouvelle technologie qui devait tout révolutionner ? Confiance, vous avez déjà tout pour réussir !

Mais revenons à Jeff Bezos, le patron d’Amazon le champion de l’adaptation. Que dit-il aussi ? En substance, « On me pose toujours la question de ce que sera devenu le business dans 20 ans, mais personne ne me demande ce qui n’aura pas changé. C’est dommage, car cette question est tout aussi intéressante, et c’est sur la réponse qu’on construit les Business de demain… » Il complète « pour nous c’est le délai, le prix », en résumé l’expérience client pour le distributeur qu’il est.

Le bon sens et les hommes en renfort de la DG

Car Jeff Bezos nous parle de la vocation d’Amazon. Le fameux Why de Simon Sinek, dont vous parle votre directrice marketing à chaque fois que vous la croisez. Qu’est-ce qui ne va pas changer dans votre métier ? Quels sont les indicateurs mesurant ces invariants ? C’est une première bonne question.

Il y en a d’autres. Que souhaite-t-on apprendre ? Quelle question veut-on éclairer par ces données ? Il est ensuite possible de rassembler toutes les informations utiles pour mener à bien l’enquête. Prévoir les inconvénients possibles, et les répercussions secondaires est judicieux, vous le savez. À quoi bon, par exemple, collecter une information, dont la volumétrie va être un obstacle à l’analyse ? C’est la question que pose l’un des chefs de projet de la plus grande base de données européenne jamais réalisée.

« En fait, la question est : comment ne pas faire du Big-Data ? » (il parle de l’infobésité). Comment ne pas rendre sourde la tête de l’organisation par un bruit de données en réussissant à filtrer aux différents niveaux de l’entreprise les informations inutiles et en laissant passer celles qui sont pertinentes ? » C’est plus une question d’hommes et d’analyse des besoins réels que de systèmes. La loi de l’obésité de ces big data est la suivante : elles seront d’autant plus big que l’indétermination de l’objectif sera grande.

Pour maîtriser la data et réussir à entrer de plain-pied dans cette nouvelle ère digitale, il faut donc mettre l’essentiel au coeur de la démarche. L’entreprise dans l’axe de sa vocation. L’homme et son bon sens au coeur des changements. N’est-ce pas ce que font les Hénokiens, ces entreprises familiales pluri-centenaires, qui ont réussi à passer les modes et les années en misant sur les hommes ?

Illustrons l’importance des hommes avec 2 sujets clés pour les données. La question des référentiels en premier : pour trier des choux, de carottes, des fraises et des poires, il est intéressant de distinguer les fruits des légumes, puis éventuellement de faire appel à la notion de « Vegetable » pour pouvoir toutes les sommer.

Qui va créer une classification sensée ? L’intelligence Artificielle ? Surement pas la première fois. Cette grille de lecture est pourtant décisive pour l’analyse efficace de votre activité. Elle conditionne aussi la maîtrise de la communication aux régulateurs, à votre maison-mère, à vos filiales ou encore permet de s’étalonner avec les meilleurs du secteur. Là aussi c’est d’abord une question liée à l’intelligence du métier.

Autre exemple : la qualité des données. Toutes les personnes qui se sont penchées sur le sujet savent qu’une des clés est d’associer les collaborateurs en faisant en sorte que la collecte fasse sens pour eux.

La recette n’est pas si compliquée. Évitez l’inutile et laissez de la place aux Hommes

D’abord le sens, c’est toute la recette du Lean Data Management : frugalité des moyens techniques pour inciter l’homme à aller à l’essentiel et à ignorer le superflu, mode effectual et itératif pour obtenir vite des résultats concrets, échanges bienveillants entre DSI et hommes des métiers, en conscience des contraintes et des limites de chacun, pour aller dans une direction bien identifiée.

Concluons avec Elon Musk, le patron des « barbares » cité par Jean Staune le fameux prospectiviste français. Elon Musk s’est attaqué avec succès au marché de l’automobile (Tesla), à la Nasa (Space X), ou encore à Google et Facebook sur la question de l’Intelligence Artificielle. Qu’a-t-il fait dernièrement ? Il a créé Neuralink qui travaille sur l’interface homme/machine pour permettre à l’Homme de rester dans la course face à l’Intelligence Artificielle. L’homme et la technologie ensemble pour réussir, voilà le rêve fou du visionnaire américain. N’est-ce pas ici aussi une question de bon dosage ?

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