La Lettre du 30 - avril 2022

Faire grandir


Les Essentiels : Les complémentarités des rôles data

Zoom sur une de nos clés pour passer du décisionnel à un système de décisions distribuées : la coopération entre des acteurs ayant des « rôles Data » bien identifiés.

Dans un monde incertain la coopération entre acteurs, individuellement démunis devant la complexité, permet d’obtenir de bien meilleurs résultats que s’ils étaient en compétition les uns avec les autres.

Pour nous cette coopération entre personnes est très importante car ce sont elles qui ont la meilleure connaissance du « métier » et qui peuvent produire des informations à très grande valeur ajoutée.

Lorsque les équipes sont sollicitées, chacune dans leur spécialité et au bon niveau en lien avec leur goût et aptitude pour la données, cela produit de l’intelligence et de l’engagement.

Notre Méthode PerMéT® permet cela et renforce la coopération face à un monde incertain.

Découvrez un de ces récits où la coopération permet à l’intelligence métier de s’exprimer.

Demander la fiche « Les Essentiels » sur les complémentarités des rôles data ›

Pour recevoir des informations supplémentaires sur des notions évoquées dans ce récit telles que :
– Bases de synthèse liées avec des bases de détail;
– Sandbox;
– Fonction Détails d’Inside;
n’hésitez pas à nous faire part de vos demandes sur cette page.

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L’interview du mois : Monsieur François Pochat à la SPA

3 raisons de passer à un système de décisions distribuées dans un monde incertain

Un système de décisions distribuées : c’est quoi ?

C’est un système par lequel les femmes et les hommes au plus près des situations vont pouvoir prendre la bonne décision, en conscience des impacts pour les autres niveaux et fonctions de l’entreprise.

Dans un monde incertain, où des situations imprévues se succèdent, ces enjeux de réactivité, de libération de la créativité et de l’autonomie des personnes sont majeurs.

Notre Méthode PerMéT® permet cela et améliore l’engagement des équipes.

Qu’imaginer de mieux, que des équipes conscientes, créatives et engagées pour faire face aux situations imprévues et autres crises ?

Découvrir le témoignage de Mr Pochat à la SPA ›

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L’Intelligence Collective en Action

Repères pour une co-construction du SENS de l’entreprise.

Comment une entreprise peut-elle se développer et tendre vers l’excellence en bonne entente avec ses équipes ?

Ce livre relate la success story d’Elis, entreprise familiale devenue leader européen dans le domaine des services à l’entreprise en matière d’hygiène, de confort et de bien-être.

Philippe Bernard, son président jusqu’en 2007, et Vincent Lenhardt, le spécialiste du coaching en France, qui l’a accompagné, décrivent comment ils ont conduit le changement au sein de l’entreprise et développé l’intelligence collective de l’équipe de direction.
Ils témoignent du travail en profondeur qu’a nécessité cette mise en place et théorisent l’approche intégrative avec une attention particulière portée à l’exemplarité des acteurs et à l’accompagnement individuel et collectif.

Contactez-nous pour découvrir d'autres lectures de notre bibliothèque ›

La Lettre du 30 - janvier 2022

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Les Essentiels : Automatiser la réconciliation des immobilisations

Au moment de la clôture, il peut être nécessaire de réconcilier les amortissements du P&L avec le Bilan afin de montrer aux auditeurs que les comptes sont cadrés.

Voici un exemple de réconciliation réalisé avec Inside, permettant de montrer que le montant des dotations au compte de résultat (P&L) cadre bien avec les immobilisations de la balance sheet.

Une fois ce fichier automatisé créé, il peut être utilisé tous les mois dans le cadre d’une clôture mensuelle afin de fiabiliser vos comptes, et d’en réaliser une analyse en un instant.

Grâce à Inside/Sage BI, il serait également possible de rapprocher les données de comptabilité avec les données provenant des immobilisations.

Lire Les Essentiels sur la réconciliation des immobilisations ›

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Success Story d’un Héros de la donnée : « J’ai constitué ma première base de données. »

Romain avait besoin de retraiter des données issues de son logiciel de suivi des vols et il a pu intégrer ces données dans une base interrogeable par Inside.

« J’ai utilisé ces données pour faire un état automatisé. »

Avec une requête Inside, il a pu éditer et filtrer les données dont il avait besoin sans avoir à utiliser des formules Excel. Il a ajouté les champs Mois et Année qui n’existaient pas dans le fichier extrait du logiciel de vols, ce qui lui a permis de filtrer plus facilement sur la période. Grâce à Inside il met à jour sa base en quelques clics.

« Je peux faire des vérifications entre les données de la comptabilité et celles de ma base de données. »

Grâce à cette nouvelle base, il a pu réaliser ce que les commissaires aux comptes lui ont demandé : c’est-à-dire rapprocher les données du CA provenant de la comptabilité et les informations provenant du logiciel de vol. Cela lui a même permis de se rendre compte qu’il manquait l’attribution de numéro de facture sur certaines lignes.

« Manipuler les données n’est pas si compliqué que ça et je fais facilement des choses qui me rendent service dans Excel avec Inside. »

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Comment bien commencer l’année sur le plan de la Data ?

En faisant un Diagnostic Per Mé T®

L’enjeu d’abord : Il s’agit d’aider votre organisation à devenir plus réactive et adaptable dans un monde volatile et complexe.

Comment ? en permettant que des décisions justes, soient prises au plus près du terrain et en conscience des autres parties de l’organisation.
En résumé : chacun sait où aller, ce qu’il faut regarder, ce qu’il y a à faire, et les données à mesurer.

Et en pratique ? L’idée est assez simple : il suffit de considérer ce sujet vu souvent principalement comme une question Technique, comme un sujet à traiter simultanément en 3 dimensions.

Vous souhaitez savoir ce que sont ces 3 dimensions ?

Un indice, il s’appelle Per Mé T ; Retrouvez des précisions sur notre site www.essentielinfo.com

Pas envie d’attendre pour cette bonne résolution ?

Réservez votre diagnostic Per Mé T ›

BI et Datas à l’ère du changement

Salons Solutions 2021. Le Salon de l’entre 2 mondes.

Par Stéphane Robert. Directeur et Fondateur d’Essentiel Info.

Quelques réflexions partagées en mode impressionniste sur les Salons Solutions 2021 qui se sont tenus les 5 et 6 octobre 2021 à Paris, Porte de Versailles.

Avec le recul de ces quelques semaines, j’ai une impression troublante de Salon « d’entre 2 mondes » :

L'ancien monde d'abord, toujours présent

Les organisateurs du Salon passant offrir une bouteille de champagne aux exposants, heureux de pouvoir recroiser des clients et vivre un moment de convivialité « en vrai », 

des acteurs historiques du marché qui évoquent la transformation digitale avec une large partie de leurs solutions qui ne sont pas conçues pour cela (pas nativement full Cloud et inter-opérables,…).

Le nouveau monde

Des visiteurs et des exposants masqués qui se tiennent « à distance » ; de grands acteurs absents, témoins muets du questionnement sur « évènements présentiels, distanciels, hybrides ? »,

le succès des éditeurs de dématérialisation de factures ou de signatures électroniques, hirondelles d’un monde où la dématérialisation sera très forte,

et « last but not least »,

montée en puissance discrète mais sensible à la taille de leur stand (tiens, ça c’est de l’ancien monde 😉) des quelques rares nouveaux entrants de l’ « ERP » développés en langage Python pour être plus collaboratifs,

ouverts et hybridés par des web API à d’autres solutions et de fait moins « Enterprise » Ressources Planning, que partie d’un « best of bride » web efficient.

A l’ère de la collaboration face aux complexes, ces solutions ont un avenir certain à notre avis.

Comment construire des solutions hybridant l’On prem et le Cloud ?

L’application Coeur de métier nativement Cloud et les derniers modules de spécialités full web, est à notre avis un grand enjeu en ces temps de transition.

Une BI agile et hybride est un bon moyen de gagner le temps de faire cela.


Les échos des Salons Solutions

Le salon solutions réunissait la semaine dernière une partie des professionnels du monde des logiciels de gestion.

Que retenir du point de vue des données ?

Pour nous, la nouvelle importante est que les 1ers ERP nativement web et ouverts arrivent.

Nous savions que les infrastructures allaient dans le Cloud.  

Les versions d’ERP nativement conçus pour ces environnements ont maintenant pignon sur rue, et leurs éditeurs deviennent des sociétés solides. Le français Objectif Pi avec sa solution OPEN Prod en est un des exemples.

L’éditeur Rhône-alpin dirigé par Raphael MAUDET et destiné aux sociétés industrielles a été notamment choisi par Air Liquide, et équipe une large partie des maroquiniers français.

La différence avec les versions « Cloud » actuelles des éditeurs d’ERP traditionnels ? 

Les solutions nativement conçues pour le Cloud sont développées en python et acceptent nativement les échanges de données via web api.

La solution XRP Flex de l'éditeur Cegid dérivée de la solution scandinave Acumatica est un autre exemple de cette nouvelle génération d’ERP.

Leur part de marché est encore faible (l’éditeur lyonnais aurait vendu 40 projets en 2020 à date) mais c’est bel et bien vers là que vont les outils de demain.

La conséquence pour les données ?

Cela annonce l’arrivée des solutions décisionnelles dans le Cloud alimentées par des flux automatisés de données provenant d’ERP ou autres briques applicatives spécialisées, connectées entre elles.

De notre côté :

L’éditeur Infinéo, concepteur d’Inside la solution de BI sous Excel la plus souple du marché,  était présent avec 2 de ses partenaires. Essentiel Info avait la chance d’être l’un d’eux.

Stéphane Robert, le Dirigeant d’Essentiel Info a donné une conférence sur le thème « le décisionnel au service de votre vocation », qui a permis d’illustrer la pertinence de l’approche PerMéT développée par l’intégrateur pour inviter de façon concrète la transformation digitale dans vos entreprises.

Podcast et présentations personnalisées disponibles sur simple demande

Galerie


La Lettre du 30 - juillet 2020

L'Essentiel



Ressources complémentaires

Inside Xl - Comment réaliser un état de PNL automatisé ?



L'Essentiel - Segments Excel


Quand les KPI ne sont plus signes du mode "Command and Control"

Redéfinissez l'utilisation que vous faites de vos KPI

les kpis porteurs de sens

LE CONFINEMENT EN RÉVÉLATEUR DE DÉFIANCE

La sensibilité du collaborateur à la défiance est encore plus forte à distance et "dans son chez-lui". Nous en faisons tous l'expérience et l'observons autour de nous. Les appels du type "Bonsoir tu vas bien ? Alors on en est où ? Quoi de neuf aujourd'hui ?" ne sont pas ressentis de la même manière en face à face dans le bureau, que par un appel reçu dans sa cuisine. La distance et le fait pour le collaborateur d'être dans sa sphère privée changent beaucoup la sensibilité à ce type de question.

Ne serait-ce pas l'occasion de se demander si les indicateurs d'activité utilisés dans l'entreprise (d'ailleurs bien en berne chez beaucoup en ce moment) ne seraient pas perçus comme autant de signes de défiance ? Parlent-ils vraiment de ce qui est vu comme important de la réalité des opérations par le collaborateur ? Sont-ils simplement destinés à alimenter l'image de la réalité au "prisme de la vue d'en haut" ?

 

BÂTIR QUELQUE CHOSE DE BEAU AVEC LES PIERRES QUI ENTRAVENT LE CHEMIN

Goethe le disait déjà. Bien sûr nos entreprises collectives sont entravées. Et si l'occasion était saisie ? De profiter de cette mise à distance forcée pour savoir ce qui est important de l'endroit où se trouvent les collaborateurs ? Quelle bonne occasion de montrer aux collaborateurs que leurs points de vue sont importants pour voir la réalité.  Mieux une diversité de points de vue écoutée et considérée dans sa richesse découverte à l'occasion d'un grand "Zoom"! Bien sûr la cohérence est à garder pour faire sens avec les indicateurs qui parlent de certaines réalités intangibles : malgré le coup de pouce de la puissance publique, les salaires vont bien être à payer, le volume d'affaires réalisées avec les clients reste aussi un indicateur porteur d'une vérité importante . Mais ce pourrait bien être là une occasion de les compléter.

 

QUAND LES KPI DEVIENNENT LE SIGNE VISIBLE D'UNE TRANSFORMATION AUTOUR D'UN SENS PARTAGE

L'occasion nous semble belle de réconcilier les personnes avec la transformation par le système de pilotage. Comment ? En associant les équipes de terrain à la définition des signaux réellement marqueurs de sens. Tiens un indicateur de moral des différents départements dans le Dashboard global de Management ?! Si ce n'est pas un signe que la transformation chez vous n'est pas qu'une intention en carton !

Réconcilier les personnes avec le projet via une vision réellement unifiée des opérations : c'est une des opportunités offerte par le confinement. Elle sera saisie par certains. Et pourquoi pas vous ?

 

Stéphane Robert, Directeur Essentiel Info

Découvrez notre offre Essentiel KPI, conçue pour vous aider à définir des indicateurs porteurs de sens.


DAF architecte plombier

3 questions pour un DAF par temps incertain. 2/3 S'adapter en Plombiers ou en architectes ?

Les effets en chaine de l'épidémie de COVID posent plus que jamais la question de la manière pour les organisations à devenir plus agile.

Dans un article éclairant sur la transformation Digitale publié ces derniers jours sur son profil Linked-in, Vincent Champain, le CDO et Digital Transformation Officer de Framatome, pose le sujet de la transformation avec la question, si importante, du "Comment". Pour reprendre ses termes évocateurs : « Faut-il conduire la transformation de l’entreprise en plombier ou en architecte ? »Question stratégique à enjeux financiers réels, par les temps qui courent.

Vous êtes nombreux à avoir budgété pour 2020 des investissements pour améliorer vos systèmes, digitaliser vos processus ou votre front client, capitaliser sur vos données…

Ce début d’année vous pose surement la question : faut-il renoncer à vos investissements stratégiques pensés en architecte pour rendre votre organisation adaptable, collaborative et à son aise dans un environnement aux changements accélérés ? Est-il plus raisonnable pour protéger prudemment votre trésorerie, de réaliser seulement les investissements qui s’imposent et adapter l’entreprise « en plombier », en attendant de voir ?

Le Directeur Financier acteur majeur de la transformation vers plus d'agilité dans beaucoup d’ETI se pose peut-être la question : faut-il tout arrêter ? Qu’est-ce que cela veut dire concrètement pour cette année ?

Pour illustrer qu’il s’agit davantage d’une question d’approche que d’une question strictement financière, nous allons prendre un exemple ou justement le Directeur Financier n’a pas le choix de l’investissement.

Cela concerne une obligation règlementaire : celle qui s’impose aux sociétés cotées au 1er janvier 2021 pour la publication de leurs comptes 2020.

En effet, celles-ci ont l’obligation, à l’instar de leurs 5300 homologues européennes, d’adopter un nouveau format d’échange dématérialisé de leurs comptes sociaux.

Le standard ESEF (European Single Electronic Format).

Les banques et les Assurances françaises ont déjà répondu à une contrainte ressemblante ces dernières années, permettant aux régulateurs de collecter et d’analyser plus facilement leurs données.

Un champion français de la discipline, l’éditeur de logiciels Invoke, a pris le rang d’acteur mondial de référence sur le sujet, après 25 ans de travail acharné pour l'éditeur Rouennais.

Donc s’agit-il pour les sociétés cotées de traiter cette obligation règlementaire en investissant « en plombier » sur une solution permettant de « liquider » le sujet à moindre cout ?

Disons-le : c'est à notre avis une occasion manquée de penser l’avenir en architecte, et de s’adapter à un environnement en mutations (très) accélérées. Revenons à notre exemple.

Le reporting ESEF s’appuie sur un nouveau format d’échange de données.

Pour le dire schématiquement, il est question de contenu (les comptes de l’entreprise), de format d’échanges de ce contenu (tous les rapports financiers annuels devront être publiés sous la forme de page web au format xHTML, standard de présentation), et à l’intérieur de ces documents les états financiers consolidés en normes IFRS devront être « étiquetés » au format XBRL (standard d’organisation des données).

Pour faire une analogie, ces étiquettes ou tags sur les données financières, permettent de les classer, organiser, analyser beaucoup plus facilement, à l’image de votre smartphone qui vous classe les photos et vous propose des albums thématiques en fonction de critères associées à la photo (tags) au moment où elle est prise. L’utilisation d’une taxonomie/syntaxe unique permet ensuite des comparaisons entre entités européennes (Le Single de ESEF).

Le champ que cela ouvre est important ; présentation de données (ici reporting) quasi « holomorphique » et parfaitement adaptable, analyse simplifiée par un régulateur, une maison mère, un groupement professionnel sectoriel permettant des benchmark... ou encore alertes automatisées sur n’importe quel critère par exemple,…. Cela n’a pas l’air de grand-chose : parlez-en aux contrôleurs de gestion, ou aux consolideurs que vous connaissez.

Parmi les autres opportunités « offertes » par cette contrainte pour une entreprise : celle d’analyser sa communication financière. Les sociétés pourront, dans le cadre de l’ESEF, ajouter des indicateurs alternatifs de performance qui sont spécifiques à leur secteur ou à leur entreprise, pour les besoins de leur communication. A l'heure de la RSE c'est peut-être une bonne idée de se démarquer. Le collectif des jeunes polytechniciens qui a signé un manifeste pour dire qu'ils ne travailleraient pas pour des entreprises socialement irresponsables, ou Nicole Notat qui a créé Vigéo autour de ces idées il y a déjà de nombreuses années doivent s'en féliciter.

Au-delà de la question de ce que l’on communique dans un environnement plus ouvert qui peut sembler secondaire, l’ESEF offre aussi la possibilité d’expérimenter un autre sujet très important pour demain : certaines offres du marché, laissent un module ouvert à leur agence de communication, pour que les équipes internes et les équipes de l’agence partagent la même technologie et travaillent en temps réel sur les mêmes supports de travail : une réelle opportunité d’expérimenter le co développement, l’intelligence collective avec ses partenaires dans un éco-système rendu plus ouvert et communicant par la technologie.

Est-ce que ces questions sont un luxe pour les entreprises françaises dans la compétition mondiale ?

Certainement pas puisque la France et l’Europe rattrapent leur retard par rapport au reste du monde. Faut-il juste traiter la contrainte pour arriver au niveau des compétiteurs étrangers qui l’ont fait avant nous ou profiter de l’opportunité d’aller plus loin et de reprendre une longueur d’avance ?

N’y a-t-il pas, à l’image de cet exemple, un chemin par l’expérimentation, ou un court terme audacieux et concret vient au service d’une vision plus long terme, en l’informant par des faits et des retours d’expérience concrets.

N’est-ce pas aussi une question que nos pouvoirs publics peuvent se poser dans la manière de faire face aux défis très grands auxquels ils sont confrontés ?

Alors pour vous, ce sera « Plombier ou Architecte » ? ou « Plombier et Architecte » ?

 2ème question de la série : 3 questions pour un DAF par temps incertain


La direction financière en temps incertains

3 bonnes questions pour un Daf, par temps incertain

Question 1. Sur une idée pas tout à fait neuve : la capacité d’adaptation (on dit agilité aujourd’hui ;)

Connaissez-vous le point commun entre Jeff Bezos, Peters en Waterman**, les 2 consultants de Mac Kinsey gourous du management dans les années 80, Arie de Geus l’auteur d’une analyse sur les entreprises centenaires**, ancien patron emblématique de la prospective chez Royal Dutch/Shell ?

Tous les 3 partagent la même conviction : pour développer et pérenniser le Business il faut, rechercher les invariants, les choses vraies hier et qui le sont encore aujourd’hui.

Jeff Bezos, le patron d’Amazon résume cela comme cela : “On me pose toujours la question de ce que sera devenu le business dans 20 ans, mais personne ne me demande ce qui n’aura pas changé. C’est dommage, car cette question est tout aussi intéressante, et c’est sur la réponse qu’on construit les Business de demain… »

Les auteurs du Prix de l’excellence* ou le pionnier de l’entreprise apprenante** cités plus haut ont orienté leurs recherches dans le même sens. Et savez vous ce qu'ils ont trouvé ?

Un 1er point clé : les entreprises championnes ou multi-séculaires ont un même point commun : la capacité d’adaptation.

Rien de nouveau sous le soleil ; direz-vous peut-être ? C’est vrai : la bonne question, la question difficile concerne la mise en œuvre.

En quoi cela concerne-t-il le Directeur Financier ? Parceque les processus d’information qu’il anime déjà sont un excellent support pour cela.

Que faites-vous pour que le processus d’informations financières développe l’autonomie et la capacité d’adaptation des acteurs de votre organisation ?

Cela nous semble être une question pertinente… spécialement par temps incertain

A très vite, pour une 2ème question.

* Le Prix de l’excellence, le secret des meilleures entreprises. Thomas Peter, Robert Waterman

https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/le-prix-de-l-excellence-9782100583027/

** La pérennité des entreprises. L’expérience des entreprises centenaires au service de celles qui veulent le devenir

https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/la-perennite-des-entreprises-9782840011286/


L'arrêt de maintenance de sage édition pilotée

Sage BI Reporting

Le remplacement des éditions pilotées de Sage, par Sage BI Reporting est favorable pour la transformation des PME

L’arrêt définitif de la maintenance de Sage édition pilotée a eu début 2020.

Pourquoi est-ce une bonne nouvelle pour la transformation des PME ? 

Le nouvel outil proposé par Sage, Sage BI Reporting, marque blanche d'Inside XL appartient à la famille des Add-in Excel.

Inside offre une excellente alternative à Sage éditions pilotées par son  accès sécurisé à l’information et une Business Intelligence agile, en Self-Service, dans un environnement déjà connu par les utilisateurs métiers : Microsoft Excel.

 

la fin de sage éditions pilotées

Sage BI reporting et Inside XL offrent un formidable apport dans la définition d’une vision claire et partagée de l’entreprise

Établir des consensus sur la situation de départ, le but à atteindre et les changements à conduire, et simuler les effets réels de ces changements est nécessaire face aux évolutions de l’environnement.

Ce outil léger permet de réaliser ce programme ambitieux dans les PME, ETI ou département de groupe via la mise à disposition de 1ers états standards (Finance, RH, gestion commerciale,...) dans un environnement Excel.

Les utilisateurs peuvent échanger, évaluer et suggérer des améliorations.

La collaboration entre les services peut ainsi être améliorée en partant sur la base d’éléments concrets, encourageant la transparence et le (bon) sens pour responsabiliser, améliorer la qualité des données et des décisions.

Le rapport semble lointain avec la transformation ? En réalité, le partage d’une mesure claire de la réalité, du sens des process et du référentiel de l’entreprise est un élément clé pour réussir l'adaptation du système d'information d'une organisation à une évolution de son environnement.

Ainsi, comme l’exprime Eric Amorim, Directeur Financier d'Hiventy « C’est la compréhension partagée du métier de l’entreprise et la finesse du référentiel, qui permet de passer facilement des indicateurs chiffre d’affaires et parts de marché attendus par le Fondateur hier, aux indicateurs sur la rentabilité demandés par l’actionnaire principal aujourd’hui. C’est aussi un référentiel de qualité et des outils simples qui permettent aux opérationnels d’avoir la vue sur l’utilisation des ressources qui les intéressent au jour le jour pour que l’entreprise soit « analytique » jusqu’au plus près des opérations ».

Pour plus d'information visitez notre page dédiée à Inside XL


le reporting comptable et financier

Le reporting financier collaboratif et partagé

Amorce efficace d’une transformation par les données.

En terme d’outils de reporting comptable et financier d’entreprise notre expérience recense 2 types de situations :

Pour le reporting financier : Dans les PME, Excel est la solution la plus largement utilisée pour manipuler des données comptables et produire des états financiers. La croissance de l’activité rend souvent cet usage inadapté (volumétrie, temps de traitement, dépendance à des compétences clés, sécurité…)

Dans les organisations de plus grandes tailles, tels que les groupes de sociétés : les Directions des Systèmes d’Information ont travaillé pour organiser et structurer l’accès à la donnée et produire des reporting  normés via des progiciels dédiés. Ces logiciels de reporting financier, dont un nouveau représentant apparaît régulièrement, sont bien connus des Daf.

Malgré cela - y compris dans les groupes équipés d’outils dédiés - l’usage du tableur microsoft continue de prospérer lorsqu’il est question de reporting financier.

Pour quelles raisons ?

A notre avis, l’autonomie que cet outil donne aux utilisateurs et la maîtrise pour ces derniers d’un environnement simple pour compiler, manipuler et présenter des données est aujourd’hui encore inégalée malgré ses limites. Cette capacité d’adaptation permet à chaque collaborateur d’apporter une brique singulière au processus de construction des différents états financiers.

Quels sont les enjeux en terme de transformation Digitale ? 

Le reporting financier et transformation digitale

Le reporting financier, par le partage de mesure d’activités et d’objectifs sur les ressources et les charges offre un excellent prétexte pour associer les utilisateurs à la définition des changements. Son avatar : le processus d’élaboration budgétaire le 1er maillon le plus efficace d’une politique de transformation digitale conduite par la donnée financière.

En résumé, fonder la collaboration sur du concret, de la transparence et du sens pour responsabiliser, et améliorer la qualité des données et des décisions est très efficace. Cela semble d’autant plus nécessaire que la taille de l’organisation éloigne certains acteurs clés des opérations. Pour une de nos clients en charge de l’Operational Performance Strategy dans une entreprise multinationale « Organiser le pilotage financier autour d’outils simples est une vraie force pour les grandes organisations car cela permet de responsabiliser les acteurs à différents niveaux de l’organisation. Donner la possibilité à ces acteurs d’analyser de l’information validée et partagée, c’est aussi  leur permettre d’identifier les défaillances dans les process opérationnels et traiter les dérives à la source. »

Cela est résumé en une phrase par le DSI d’un de nos clients loueur de véhicules longue durée : « Nous prenons chaque jour un peu plus conscience que le pilotage de notre projet de changement d’ERP doit se faire par le sens . La diffusion élargie du reporting Financier y a largement contribué. »

Notre pratique nous a montré que pour faciliter l’accompagnement aux changements, il existe deux éléments clés :

  • Établir des consensus
    • sur la situation de départ, 
    • le but à atteindre, 
    • et les changements à conduire, 
  • Simuler les effets réels de ces changements.

Un reporting financier largement partagé peut ainsi présenter un autre avantage : il est facilitateur de la transformation car il augmente la conscience du lien entre appropriation des process et qualité de l’information restituée. Quel DG ou Directeur commercial ne s’est pas posé la question un jour de la véracité d’un chiffre et a cherché à le justifier en allant chercher le détail ? Il en va de même pour les différents acteurs intéressés par le partage de cette donnée.

Un reporting financier partagé va étendre ce réflexe et cette conscience du lien entre qualité d’un résultat présenté et qualité de la donnée unitaire. Il permet d’évoluer d’une simple édition d’états vers un reporting analytique plus efficace.

C’est un vrai bénéfice aussi dans la pratique de la DSI. La conscience des liens entre données et indicateurs restitués, stimule l’appropriation du sens des process par les collaborateurs.

Ainsi, comme l’exprime un autre Directeur Financier d’une entreprise ayant connus de grands changements dans ses activités : « C’est la compréhension partagée du métier de l’entreprise et la finesse du référentiel, qui permet de passer facilement des indicateurs chiffre d’affaires et parts de marché attendus par le Fondateur hier, aux indicateurs sur la rentabilité demandés par l’actionnaire principal aujourd’hui. C’est aussi un référentiel de qualité et des outils simples qui permettent aux opérationnels d’avoir la vue sur l’utilisation des ressources qui les intéressent au jour le jour pour que l’entreprise soit "analytique" jusqu’au plus près des opérations ».

Pour conclure, le large partage du reporting financier  permet :

  • D’augmenter la conscience du lien entre qualité des données saisies et indicateurs restitués,
  • Stimule l’appropriation du sens des process par les utilisateurs, et donc leur permet au besoin de les adapter,
  • Favorise les occasions d’échanges sur la base de faits connus et concrets, 

Il peut-être en cela une amorce efficace d’une politique de transformation plus large conduite par les données.

Visitez notre page dédiée aux métiers de la finance et de la comptabilité

Pour compléter votre lecture : la définition du reporting financier et analytique


big data essentiel info

Comment faire du Big Data ? La voie la plus simple pour réussir

Dans votre entreprise aussi, le sujet est fiévreusement sur toutes les lèvres ? Comment faire du Big Data ? Comme si la réussite et la transformation de vos activités pour survivre à la "transition fulgurante" ne dépendaient que de ça. On comprend le sentiment de vertige prenant ceux qui ne disposent même pas encore de l'information nécessaire pour piloter facilement leur budget ou anticiper l'évolution de leurs activités. Mais "puisqu'il faut y aller, il faut y aller" !

N'est-ce pas ce qu'ont fait les géants qui réussissent ? Jeff Bezos n'a-t-il pas propulsé Amazon au firmament de la distribution en surfant sur la technologie et les données ?

" Trop cher et compliqué pour nous!", disent peut-être certains esprits chagrins autour de vous. Confiance ! Vous avez tout pour réussir. Suivez le guide.

La recette est très simple : frugalité des moyens techniques pour inciter vos équipes à mettre le sens au coeur de la démarche. En matière de data, une 2ème clé : aller à l'essentiel et ignorer le superflu. Seiri, comme disent les japonais ; supprimez l'inutile !

Un repère tout simple pour vérifier que les proportions sont bonnes : pas plus de 35 EUR de dépenses de technologie pour 65 EUR de dépenses en hommes et en méthodologie ! Conseil d'Intégrateur ;)

Le Big Data, c'est quoi ?

Qu'est-ce donc que cette Big Data ? L'expression courante recouvre 2 réalités. Une formidable opportunité, via la digitalisation des points de contact et la généralisation d'usage de capteurs dans les fameux IOT (objets connectés), de connaître le détail de la vie de vos produits et des préférences de vos clients. Autrement dit, une opportunité unique de développer vos ventes, fidéliser, améliorer la qualité, vous transformer. Mais Big Data désigne aussi, et avant tout, la masse des données générées. Il est fondamental de ne pas confondre les 2. Une opportunité d'un côté, un problème d'infobésité à gérer de l'autre.

Une série de questions éthiques et techniques, et un peu de temps pour les traiter

Ce serait donc une question de systèmes d'information à régler ? Pas de problème, car vous avez sous la main un DSI compétent. Mais où est-il et que fait-il en ce moment ? Il est héroïque, car il est sur tous les fronts ! Transformation digitale des front-office, intégrations de vos systèmes avec les Tiers, dématérialisation continue des flux, en garantissant toujours la continuité de l'activité... Heureusement dans plus en plus d'endroit un renfort récent, avec l'arrivée d'un Chief Data Officer pour gérer la masse exponentielle de données.

Rien que sur ce sujet, pas plus big que les autres, une bonne liste de questions à régler : quels outils de collecte pour ces nouvelles données ? Où les stocker ? Avec quel mode de stockage distribué ? C'est tout juste si vos geeks maison s'y retrouvent avec des technologies nouvelles qui s'enchaînent. Cela serait presque tentant d'occulter une partie des questions juridiques et éthiques. Quelles données peut-on et doit-on conserver ? Doit-on se laisser tenter par d'alléchantes offres dans le Cloud, mais permettre un jour à des tiers U.S. d'y accéder, via le Patriot Act par exemple ? Car après tout il est possible de se dire, "qui sommes-nous et qui pouvons-nous intéresser ?" Faut-il vraiment monter et gérer un environnement hybride ou On premise plus protecteur pour vos consommateurs et votre innovation ? Référentiel ? Qualité ? RGPD ? Protection des données ? N'en jetez plus, le sujet Data semble de loin terriblement compliqué.

Vers où tourner le regard alors ? Car tout le monde en parle ! Vos traditionnels conseils en stratégie, font maintenant de la transformation digitale. Ils ont fraichement embauché des Data Scientists pour rester dans la course. Les intégrateurs spécialistes de la BI (Business Intelligence) en contact avec votre DSI font maintenant de la stratégie !? Heureusement qu'il reste les éditeurs de logiciels cités par le Gartner... mais ne vous ont-ils pas déjà déçus avec cette dernière nouvelle technologie qui devait tout révolutionner ?

"Confiance", vous dis-je, vous avez déjà tout pour réussir !

Mais revenons à Jeff Bezos, le patron d'Amazon le champion de l'adaptation. Que dit-il lui ? En substance, "On me pose toujours la question de ce que sera devenu le business dans 20 ans, mais personne ne me demande ce qui n'aura pas changé. C'est dommage, car cette question est tout aussi intéressante, et c'est sur la réponse qu'on construit les Business de demain..." Il complète "pour Amazon c'est le délai et le prix", un résumé de l'expérience client pour le distributeur qu'il est.

Le bon sens et les hommes en renfort de la DG

Car Jeff Bezos nous parle de la vocation d'Amazon. Le fameux Why de Simon Sinek, dont vous parle votre directrice marketing à chaque fois que vous la croisez. Qu'est-ce qui ne va pas changer dans votre métier ? Quels sont les indicateurs mesurant ces invariants ? C'est une première bonne question.

Il y en a d'autres. Que souhaite-t-on apprendre ? Quelle question veut-on éclairer par ces données ? Il est ensuite possible de rassembler toutes les informations utiles pour mener à bien l'enquête. Prévoir les inconvénients possibles, et les répercussions secondaires est judicieux, vous le savez. À quoi bon, par exemple, collecter une information, dont la volumétrie va être un obstacle à l'analyse ? C'est la question que pose l'un des chefs de projet de la plus grande base de données européenne jamais réalisée.

"En fait, la question est : comment ne pas faire du Big-Data ?". Comment ne pas rendre sourde la tête de l'organisation par un bruit de données en réussissant à filtrer aux différents niveaux de l'entreprise les informations inutiles et en laissant passer celles qui sont pertinentes ?" C'est plus une question d'hommes et d'analyse des besoins réels que de systèmes. La loi de l'obésité de ces big data est la suivante : elles seront d'autant plus big que l'indétermination de l'objectif sera grande.

Pour maîtriser la data et réussir à entrer de plain-pied dans cette nouvelle ère digitale, il faut donc mettre l'essentiel au coeur de la démarche. L'entreprise dans l'axe de sa vocation. L'homme et son bon sens au coeur des changements. N'est-ce pas ce que font les Hénokiens, ces entreprises familiales pluri-centenaires, qui ont réussi à passer les modes et les années en misant sur les hommes ?

Illustrons l'importance des hommes avec 2 sujets clés pour les données. La question des référentiels en premier : pour trier des choux, de carottes, des fraises et des poires, il est intéressant de distinguer les fruits des légumes, puis éventuellement de faire appel à la notion de "Vegetable" pour pouvoir toutes les sommer.

Qui va créer une classification sensée ? L'intelligence Artificielle ? Surement pas la première fois. Cette grille de lecture est pourtant décisive pour l'analyse efficace de votre activité. Elle conditionne aussi la maîtrise de la communication aux régulateurs, à votre maison-mère, à vos filiales ou encore permet de s'étalonner avec les meilleurs du secteur. Là aussi c'est d'abord une question liée à l'intelligence du métier.

Autre exemple : la qualité des données. Toutes les personnes qui se sont penchées sur le sujet savent qu'une des clés est d'associer les collaborateurs en faisant en sorte que la collecte fasse sens pour eux.

La recette n'est pas si compliquée. Évitez l'inutile et laissez de la place aux Hommes

D'abord le sens, c'est toute la recette du Lean Data Management : frugalité des moyens techniques pour inciter l'homme à aller à l'essentiel et à ignorer le superflu, mode effectual et itératif pour obtenir vite des résultats concrets, échanges bienveillants entre DSI et hommes des métiers, en conscience des contraintes et des limites de chacun, pour aller dans une direction bien identifiée.

Concluons avec Elon Musk, le patron des "barbares" cité par Jean Staune le fameux prospectiviste français. Elon Musk s'est attaqué avec succès au marché de l'automobile (Tesla), à la Nasa (Space X), ou encore à Google et Facebook sur la question de l'Intelligence Artificielle. Qu'a-t-il fait dernièrement ? Il a créé Neuralink qui travaille sur l'interface homme/machine pour permettre à l'Homme de rester dans la course face à l'Intelligence Artificielle. L'homme et la technologie ensemble pour réussir, voilà le rêve fou du visionnaire américain. N'est-ce pas ici aussi une question de bon dosage ?


entreprise autonome et intelligence artificielle

Le mirage de l’entreprise autonome

Le séminaire de restitution du voyage de Veille dans la Silicon Valley d’Innocherche (Réseau veille innovation animé par Bertrand Petit) a offert un raccourci extraordinaire de la situation que je rencontre chaque jour dans mon métier de consultant, celle du mirage de l'entreprise autonome

Un risque très important de « Tech-Idolâtrie »

Vous avez vu des collègues investir dans SAP sans améliorer leur performance opérationnelle ? D’autres investir dans QlikView sans obtenir les tableaux de bord dont ils rêvaient ? Des derniers investir dans des technologies couteuses pour exploiter leurs Datas sans obtenir les informations souhaitées sur leurs clients ?

Cette illusion du « Magiciel » qui nous amène mes collègues et moi à croiser chaque jour des clients qui espèrent tout des logiciels et de la technologie, en abdiquant une partie de leur esprit critique.

De ce voyage en Californie d’Inno-cherche, il a été rapporté le meilleur. Je ne parlerai pas des projets Google X pour résoudre des problèmes mondiaux à l’aide de la technologie (Loon). Plutôt de Twist Bio-science, cette start-up américaine championne du génie génétique, qui promet d’encapsuler des masses immenses de données dans des séquences d’ADN synthétiques : imaginez qu’à la place des Data Center, énormes consommateurs d’énergie d’aujourd’hui, on ait la capacité demain de faire tenir le savoir de l’humanité dans l’équivalent de 7 ADN humains. Vous devinez les immenses perspectives que cela ouvre.  Pas de posture réactionnaire bien sûr : la technologie peut offrir le meilleur !

Il a été aussi été question ce soir-là d’Area. Là, j’étais dans mon champ d’expertises : ERP, CRM, extractions de données, « Datalake », Intelligence Artificielle et indicateurs de pilotage d’entreprise : mes centres d’intérêts professionnels depuis 20 ans !

« Enabling Self Driving Enterprise ! »

Telle est la promesse de cette nouvelle start-up en vue de la Silicon Valley. Après la voiture autonome, l’entreprise autonome. A l’ère de l’Intelligence Artificielle moyenne, une entreprise a levé des fonds en disant : « je suis votre assistant virtuel à la décision, je vous aide à piloter simplement en temps réel votre Business à l’échelle mondiale ». Rien que cela !? Sans que cela soulève ce soir-là une seule question.  Quel est mon point alors ?

Aujourd’hui, en praticien du domaine, je sais que cette promesse ne peut pas être réalisée.

Quand bien même elle pourra l’être demain serait-il souhaitable de laisser à un autre qu’au Dirigeant la décision de licencier des collaborateurs car cela améliore le profit à court terme par exemple ?

Et pourtant, Area n’est pas un cas isolé. Ce n’est que la caricature d’un phénomène, qui amène tellement de clients potentiels à tout attendre de la technologie, en oubliant au passage la nécessaire contribution de leurs équipes et d’eux même dans la réussite du projet. Jusqu’à un ami, brillant Dirigeant d’un cabinet de conseil en transformation digitale qui me disait récemment : « Nos clients collectent des montagnes de données sur leurs clients et ils n’en font rien. L’Intelligence Artificielle ne pourrait-elle pas indiquer automatiquement à nos clients de nouveaux usages à proposer à leurs clients, sans assistance humaine ? ». Bien sûr, l’I.A. pourra aider à faire cela, mais pas seule. Pas aujourd’hui en tous cas. Ne vous laissez pas aller à cette illusion simpliste !

Entreprise autonome à la sillicon valley

Allier le Sens, les ressources de créativité de vos équipes & la Technologie

Votre entreprise a un projet décisionnel ou Big Data en 2018 ? Je vous en conjure, avant de chercher la technologie qui est censée vous apporter une réponse toute faite, osez demander à quelles questions cette technologie va répondre et comment vos collaborateurs de terrain, en contact avec les clients peuvent aider à trouver les bonnes questions.  C’est dans cette « Alliance » entre la recherche de Sens d’une part, les ressources de créativité de vos équipes d’autre part et la Technologie bien appliquée que se trouve une réponse vraiment efficace.

Tu ne vas pas aller en vacances à Annecy mais je t’emmène en Normandie

Pour conclure, je vais citer Bertrand Petit qui écrit à la page 91 de son « Disruption 2017 » :

«…Avec l’image de l’application Waze que nous connaissons tous. Waze est capable en milieu de parcours de nous demander de bifurquer de prendre un autre chemin car elle a eu des informations que nous n’avons pas sur les embouteillages devant et a refait son calcul en nous demandant de lui faire confiance et de bifurquer sur la droite. Demain on peut appréhender un « super Waze de nos vies » qui prendra toutes nos données personnelles, nos souhaits de vacances ainsi que ceux de nos enfants et de nos compatriotes et qui in fine me dira « fait-moi confiance Bertrand cette année tu ne vas pas aller en vacances à Annecy comme souhaité mais je t’emmène en Normandie. Ne me demande pas pourquoi c’est un peu trop compliqué pour t’expliquer mais c’est l’optimum global que j’ai trouvé ». 

C’est la question de l’aliénation à la technologie et de la liberté qui est en jeu

Qui n’a pas été conduit un jour par
son GPS a un endroit qu’il n’a pas choisi ?

Mon propos n’est bien sûr pas de
vous inviter à abandonner Waze, à la veille d’acheter une voiture autonome pour
retourner au Sextant et à la carte d’état-major.  Pas plus de vous
détourner de l’Or Noir que constituent les informations dont vous disposez sur
vos clients.  

Simplement, face à la tentation
du « tout technologique », de ne pas renier la part d’intelligence, de
courage, d’humanité et de faiblesse aussi, qui fait de vous un
responsable porteur de sens.

Je terminerai en empruntant à
Jean Staune le titre du dernier Zermatt
Summit
 :

« Et vous ? En 2018, comment
allez-vous faire vivre le débat sur la manière d’humaniser l'Innovation au
sein de votre entreprise ? »


Intelligence Artificielle et Trésorerie : des prévisions pour quoi faire ?

L’un des sujets qui concentrent le plus d’attention en matière de trésorerie est la question des prévisions. Elle conditionne bien sûr la liberté de manœuvre future et l’indépendance de l’entreprise et du dirigeant. Un point de vue sur la maturité et le rôle de l’Intelligence Artificielle sur ces sujets.

 

Que l'on soit au dernier co-lunching regroupant la fine fleur de la FinTech française, à la réunion annuelle de l'AFTE (Association Française des Trésoriers d'Entreprise) ou à celle d'Universwifnet, ou encore à la grand-messe annuelle de Kyriba, l'un des sujets qui concentrent le plus d'attention est celui des prévisions de trésorerie. N'est-ce pas naturel, compte tenu de l'importance de cette information pour la stratégie du dirigeant ?

 

Et quel rôle pour l'Intelligence Artificielle dans tout ça, nous demandez-vous peut-être ? Pour y répondre, il apparaît d'abord nécessaire de préciser ce que l'on entend par prévisions de trésorerie. Car à bien écouter, difficile de savoir ce que cette expression signifie, tant elle semble recouvrir de réalités différentes dans la bouche de nombreux interlocuteurs.

 

Il nous semble important de commencer par dire aussi que le sujet "Prévisions" est sans doute un des sujets les plus difficiles à traiter en matière de gestion. Les changements du temps présent ne facilitant pas la question d'ailleurs. Faut-il pour autant abandonner ce champ ? À notre avis, pas du tout, car les enjeux sont importants pour le dirigeant. L'argent n'est-il pas de la liberté imprimée, tel que le disait Dostoïevski ?

 

La manière la plus concrète de définir la notion de prévision est d'embrasser le point de vue du trésorier d'entreprise. Dans une optique de gestion de trésorerie zéro, de quoi notre trésorier a-t-il besoin aujourd'hui comme prévisions avec des taux si faibles et des OPCVM aussi pratiques ?

 

Réponse : des mouvements bancaires du jour de valeur J. C'est-à-dire d'un logiciel de communication bancaire, ou plus récemment des services d'un des nouveaux intermédiaires autorisés par la récente Directive européenne des Services de paiements.

 

Il serait donc parfaitement légitime qu'un trésorier d'entreprise rétorque que pour sa gestion de trésorerie, il n'a, dans les conditions actuelles, pas besoin de prévisions autres, que les écritures comptables qui lui manquent à ce jour et qu'au-delà, ce n'est pas son problème. Et c'est le point de vue de la plus large partie des chantres des nouvelles technologies. Je le dis sans amertume, car les systèmes d'informations sont mon métier aussi.

 

Évidemment, dès qu'il y a des questions de risques de change, de taux, d'enveloppes de crédit, d'incertitudes ou de remise en cause de modèles économiques, même dans les conditions de taux actuelles, la question des prévisions peut se poser. Ces situations ne sont probablement pas si rares. Il est nécessaire d'en revenir à la question du vocabulaire.

 

Car de nombreux trésoriers disent par exemple qu'ils entrent des prévisions dans leur progiciel de gestion de trésorerie. Ils prennent l'exemple des chèques remis à la banque, des remises de prélèvements à échéances futures. En fait, il y a là une petite confusion aussi, car rien de prévisionnel dans ces informations : en effet, pour l'entreprise, ces opérations sont du réel certain que la banque créditera plus tard. C'est dans les faits du "réel futur" pour la trésorerie.

 

Ce qui serait prévisionnel, c'est une estimation du complément de prélèvements qui sera remis pour la même échéance et qui n'est pas connu pour l'instant.

 

Cette clarification des termes n'est pas du domaine du simple jeu de mots : si l'on n'est pas clair sur la notion de prévisions (et de réalisations à mettre en face naturellement), il sera difficile de mettre en place des méthodes et modèles qui traitent le sujet.

 

Notons au passage que ces confusions terminologiques sont entretenues par la plupart des progiciels de gestion de trésorerie (à notre connaissance à l'exception de KTP) qui considèrent que toute saisie effectuée par la société est du prévisionnel par opposition à un réel qui viendrait de la banque. C'est évidemment une facilité de programmation, mais ce n'est qu'un point de vue sur la question, le réalisé, pour la société, n'étant pas forcément celui constaté par la banque. Il n'est pas question ici de développer ce sujet, pas plus que d'épiloguer sur les "Prévisions d'origine", les "Prévisions confirmées", les "Niveaux de prévisions" que l'on rencontre partout, mais qui ne reposent sur aucune définition ni méthodologie.

 

En conclusion et de notre point de vue, il apparaît clairement que pour traiter ces questions de prévisions efficacement, avant même de déployer une quelconque méthodologie, il faut éclaircir les objectifs, les enjeux, les concepts, et les rôles. Viennent alors d'autres questions, telle que celle de savoir quel est le rôle du trésorier dans cette affaire (En quoi est-il concerné ? Fait-il les prévisions ? Les reçoit-il d'ailleurs ? Comment ? Qu'est-ce que les réalisations ? Qui les lui fournit ? Le contrôle de gestion ? Avec quelle qualité de prévisions de l'activité ?).

 

Nous espérons ici mettre en évidence que le sujet est loin d'être seulement une question de flux de Data et de traitements de celles-ci, et le risque est très grand de rester dans la velléité et la confusion, avec ou sans le concours de l'Intelligence Artificielle, sans faire preuve d'une sérieuse méthodologie.


Mais pourquoi voulez-vous aller voir sur place en Italie ?

Pour commencer par un point qui fâche : nous ne pouvons pas travailler avec tout le monde.

Pour le dire autrement, vous ne trouverez pas chez nous le « Magiciel », outil miraculeux qui vous permettra sans rien faire de prévoir votre trésorerie à 3 mois de façon fiable, alors même que vos prévisions d’exploitation sont peu fiables du fait d’une inflexion récente de votre Business Model, ou d’une saisie erratique des factures fournisseurs par les équipes comptables de cette nouvelle structure que vous avez récemment acquise.

Les chercheurs de solutions d'Intelligence Artificielle en trésorerie, auront gagné le temps de lecture de cet article.

L’anecdote qui suit va vous situer plus concrètement ce que notre expérience nous a appris de ces sujets.
Nous nous trouvions, il y a 3 ans, dans le cadre d’une mission d’organisation de la centralisation du Cash des filiales européennes d’une entreprise de logistique française face à notre jeune et brillante interlocutrice.

Elle s’étonne que nous souhaitions aller voir sur place « la réalité » de la filiale italienne, alors même que nous lui avons expliqué que notre équipe a conduit ce type de missions de nombreuses fois.
En quoi cette anecdote est-elle parlante ?

Il est très courant que nos clients ne perçoivent pas la nécessité d’un travail de clarification et de définition d’un schéma directeur spécifique au démarrage d’un projet de ce type :
- soit notre interlocuteur a le sentiment d’être au clair (« les éditeurs de logiciels sollicités intègreront l’analyse nécessaire dans leur démarche d’intégration »),
- soit celui-ci a du mal à valoriser vis-à-vis de sa DG l’intérêt d’une démarche, qui pourrait être vu comme un aveu de faiblesses sur ses sujets.

La réalité est difficile à dire. C’est pourtant strictement notre expérience : il est difficile de réunir les conditions pour faire réellement un travail de qualité.

Comment alors, pouvons-nous aider concrètement nos clients ?

Pour cette information particulière qu'est la prévision de trésorerie, où l’information à produire est plus encore qu'ailleurs la résultante de process (de règlements et de recouvrement notamment mais pas seulement), de l'organisation des responsabilités, de celles des flux d'information paiements,… de la réelle place donnée au trésorier aussi, il n’est pas possible de faire un travail sérieux sans la présence du Directeur Général dans le groupe de projet.

Suffit-il alors d’être expérimenté pour être pertinent dans les analyses et la définition des solutions ?
Il nous semble clair que l’expérience est une condition nécessaire mais elle n'est bien sûr pas suffisante : nous connaissons tous des gens qui cherchent, « par expérience » à appliquer dans un contexte nouveau des solutions qui marchaient dans un contexte précédent, rouleau compresseur à l‘appui.

L’expérience que nous qualifierions « d’efficace » est celle qui permet d’adapter les solutions qui ont fait leurs preuves « ailleurs » aux situations « ici, maintenant », à fortiori dans une période de grandes mutations.
Winston Churchill, qu’on cite peu à l’ère des GAFA, disait parait-il : « L’improvisation ? C’est ce que je travaille le plus ».

Cet amusant paradoxe s’applique complètement à notre sujet à l'ère du Big Data : pour construire une solution avec notre client, il faut, partir de notre expérience, dépasser et recréer avec lui.
Pour cela, il faut de l’expérience et du recul : c’est toujours nouveau.

C’est là que notre intervention trouve sa valeur ajoutée. Dans cette affaire, il ne s’agit en rien de la compétence du client, d'ailleurs il l'est plus que nous! Il connait sa société, ses problèmes, ses fournisseurs et ses banquiers, ses hommes et leurs relations, et nous nous complétons avec notre expérience « d'ailleurs »...

Nous apportons l’expérience efficace parce que nous avons « l’esprit frais » et qu’un point de vue extérieur est souvent à même de poser les problèmes différemment.

La disproportion entre la connaissance qu’a le client de son entreprise et celle que nous pouvons avoir est d’ailleurs un handicap pour un dialogue réellement créatif et c’est la réelle raison pour laquelle nous suggérons à nos clients d’effectuer un diagnostic avant toute intervention.

Ce diagnostic a évidemment pour but de permettre d’éclaircir les objectifs et les enjeux, mais à partir d’une connaissance réelle du terrain et non pas d’une simple présentation verbale de la situation.

Le client et le consultant sont alors à « connaissance égale » (ou presque!) de la réalité dont ils parlent et l’expérience efficace peut alors entrer en action. L’expérience jouant alors son meilleur rôle : « l’anti-divagation ».

Encore faut-il pouvoir parler vrai ?

Si le ton de cet article ne vous a pas rebuté, c’est un bon 1er indice d'une possibilité de collaboration.


Le reporting collaboratif : encore un rêve pour beaucoup d’entreprises.

Dans ces marchés en pleines mutations que connaissent vos entreprises, il ne suffit plus de savoir produire, de vendre, d’exceller dans les process. Vous créez de la valeur pour et avec vos clients ! Encourager l’innovation, favoriser la co-création, partager l’information. Le travail collaboratif est un enjeu majeur pour nombre des entreprises.

 

Le partage de l’information avec Excel est-il encore possible ?

Quels que soit les outils sophistiqués mis en place par les DSI pour faciliter la collaboration, sur de nombreux sujets financiers, Excel n’a pas été délogé de sa place d’outil « à tout faire » le plus utilisé. La limite de ce couteau suisse du Directeur Financier c’est que l’information est statique pour les utilisateurs d’Excel. Chaque service travaille sur ses propres prérogatives, réalise ses reportings sous Excel et les sauvegarde sur le serveur de l’entreprise. Pour permettre une diffusion de cette information, les reportings sont envoyés par mail aux différentes équipes ou mis à disposition sur le serveur commun, sur Google Drive ou le Cloud de l’entreprise. Les équipes peuvent ainsi avoir accès aux documents et les consulter à volonté.

 

Souvent, ces tableaux de bord sont complexes car ils comportent beaucoup d’informations issues de diverses sources (outils de gestion, saisies des utilisateurs, budget, etc.), des formules imbriquées… La construction du tableau ne faisant pas toujours sens pour ses lecteurs, le reporting n’est donc maniable que par l’auteur. Parfois, lorsque le tableau est consulté par un autre lecteur, il lui est impossible de le mettre à jour ou de le recalculer, sans peine d’obtenir un message d’erreur ou pire de « détruire » l’architecture du reporting…

 

Les atouts du reporting collaboratif

Pour répondre à ce manque d’accès à l’information, les outils du reporting collaboratif se sont largement développés, mettant à disposition des entreprises des moyens efficaces pour permettre une diffusion de l’information en temps réel et des données à tout moment justifiables. L’objectif de ces outils est de créer une dynamique collective pour gagner en productivité et qualité de travail. L’accès à l’information est sécurisée par un identifiant et un mot de passe, les utilisateurs peuvent à tout moment consulter un fichier auquel sont attachés des droits de lecture et d’écriture et peuvent ainsi recalculer le classeur avec les données du jour et tout ceci sans obligatoirement disposer d’Excel. Ces bibliothèques interactives s’implantent dans une économie du partage et du savoir et forment ainsi un avantage concurrentiel simple pour les entreprises d’aujourd’hui.

 

 

Rédigé par Stéphanie Cambianica

 

En bref 

Fondée et dirigée par Stéphane Robert depuis 10 ans, Essentiel Info simplifie le Data Management et propose des solutions décisionnelles Lean pour le pilotage d’activité et de trésorerie, le reporting réglementaire et la connaissance clients.


Collecter des données de qualité et les exploiter en toute confiance : c’est possible !

C’est le terme de saison avec ses compères Digital et Numérique : Le terme Data est dans toutes les bouches. Les moyens de collecte d’informations se multiplient. Nouveaux canaux de communication, web et réseaux sociaux ou autres informations collectées sur les clients, sources de données externes et déjà les IOT (vous savez, votre Frigo qui communique seul avec le Drive de votre distributeur préféré !).

 

L’Homme est-il la clef de la réussite ?

2 faits acquis pour commencer : les systèmes d’information sont au cœur de la stratégie de presque toutes les entreprises ; l’efficacité de ces systèmes et la qualité de l’information qu’ils traitent ont rendu incontournable la donnée pour les entreprises. Quel que soit le métier, tous les acteurs sont concernés, à la finance comme au marketing, au commercial autant qu’à la production, au supply chain comme aux ressources humaines.

Cependant, un constat est largement posé : seules, les données ne valent rien. Elles ont besoin d’être maîtrisées, analysées et exploitées par les collaborateurs de l’entreprise pour produire de la valeur ajoutée. Où on redécouvre qu’à l’heure naissante de l’Intelligence Artificielle et du Deep Learning, il est important d’investir sur l’Homme. C’est lui la clé de la réussite ! Il est nécessaire d’y sensibiliser les collaborateurs et de nombreuses organisations investissent pour leur donner tous les moyens de maîtriser les données.

 

Le simple Excel garant de la fiabilité des données ?

Comme chacun le sait, Excel est un tableur. Il permet la création de tableaux divers en 2 dimensions, liant formules et illustrations graphiques pour dynamiser le contenu. Au fils du temps, un milliard d’utilisateurs d’Office dans le monde ont exploité toutes les possibilités Excel pour collecter, stocker et traiter l’information. Par conséquent, l’usage qui en est fait dans la plupart des entreprises dépasse les visées initiales du petit logiciel. C’est pourtant lui qui est encore utilisé dans beaucoup d’endroits par les utilisateurs métiers pour vérifier la redondance d’une information, retraiter des données comptables ou clients.

 

Comment éviter le data crunching ? Ou encore réconcilier des données de différentes sources sans risque d’erreur ?  Pour automatiser certaines manipulations et fiabiliser les données, nombreux sont les services qui recourent, au grand Dam de leur IT, à des compétences expertes en Excel, générant ainsi une dépendance des utilisateurs à un expert au sein d’un service. Une situation qui peut devenir gênante pour les entreprises.

 

Comment la BI agile répond aux limites d’Excel ?

Depuis quelques années, des outils de Business Intelligence agiles se sont développés, y compris chez Microsoft lui-même pour répondre aux limites d’Excel apportant de la liberté et de la souplesse aux entreprises. Sans complexité technique, il est aujourd’hui possible d’automatiser ses rapports et d’exploiter ses données en s’assurant de leur fiabilité tout au long de la construction des états, sans dépendance à l’IT ni à un expert Excel.

 

 

En bref

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Essentiel Info partenaire du Zermatt Summit

Le prochain Zermatt Summit se tiendra des 6 au 8 septembre prochain dans la station suisse sur le thème Humaniser l’innovation.

Programme accessible sur le lien http://fr.zermattsummit2017.org/

Inscription à des conditions préférentielles sur demande.


Un volume de DATA qui explose : Excel pourrait-il vous assurer un suivi de qualité des données à l’ère du Big Data

Selon une étude parue récemment dans Les Echos, la masse d’informations mondiale était de 100 millions Go en 2001, de 1,2 milliard en 2012 et sera de 35 milliards en 2020… soit en moins de 8 ans, un volume de données trente fois plus important ! Celles-ci sont issues des outils de gestion classiques des entreprises (Sage ou SAP par exemple), des données historiées ou externes, bien entendu des réseaux sociaux et des informations collectées sur les clients dans tous les nouveaux canaux digitaux et déjà bien sûr des premiers objets connectés.

L’exploitation de sources de données multiples : Excel est partout utilisé mais est-il toujours adapté ?

De nombreuses PME, mais aussi des ETI ou des divisions métiers de groupe stockent dans Excel les informations collectées puis les analysent, réalisant ainsi des reportings simples ou complexes mettant en relief l’information essentielle dont elles ont besoin. Grâce au tableur ou à d’autres outils plus évolués dans des entreprises plus richement dotées, La DATA est triée et mise à la forme souhaitée... Une question importante se pose partout, à laquelle les entreprises réfléchissent mais n’ont pas véritablement mis en place de réponses fiables : Comment s’assurer de l’exactitude des données provenant de tiers, d’outils ERP ou des réseaux sociaux ? Une fois les données regroupées sur un fichier Excel ou dans une base de données, le reporting créé et les résultats escomptés affichés, comment justifier un montant ou simplement une information erronée ? Les entreprises sont de plus en plus confrontées à ce problème : Excel permet à l’utilisateur métier de nettoyer les données mais n’est pas fait pour stocker un important volume d’information ; à l’inverse les outils dédiés à traiter le Big Data sont quant à eux exploités par des techniciens souvent bien loin du métier et du sens de la donnée. Le volume d’information grandissant en même temps que ses sources se multiplient, il devient crucial pour les entreprises de réussir à combiner le travail des hommes et des technologies d’aujourd’hui pour fiabiliser leurs données.

Des nouveaux outils présents sur le marché ?

La révolution fulgurante actuelle change les habitudes de la société et participe à l’explosion exponentielle du volume de données collectées. La masse d’informations créée encourage et favorise la création de nouveaux supports, de nouvelles méthodes et outils, voire de nouveaux métiers avec les recrutements qu’on commence à observer de Data Analyst, Data Scientists ou autres Chief Data Officer. Cette opportunité de création de valeur s’appuie sur une nouvelle génération d’outils dépassant les limites d’Excel et qui permettent à l’Homme de collecter, stocker, traiter, visualiser et utiliser les données d’une entreprise, quelle que soit sa source, avec un suivi de qualité permettant de s’assurer à tout moment de l’exactitude de l’information.

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Lean data management

Business Intelligence : Le héros est encore l’Homme. Et demain ?

15 ans d’automatisation de suivis et de prévisions d’activités dans des entreprises nous ont placé aux 1ères loges pour observer les mutations accélérées que des auteurs tels que Pierre GIORGINI* ou encore Jean STAUNE**, regroupent sous les termes de transition ou de révolutions fulgurantes. Intégrateur de logiciels, nous voyons avec amusement certains de nos confrères vendre des « Magiciels ». Vous en avez bien sûr rencontré. Vos questions concernant le pilotage, la trésorerie ou vos prévisions d’activité ? Elles se résoudront d’un clic grâce à ce dernier outil à la mode. Vous avez encore des contrôleurs de gestion ? Quel dinosaure vous faites ! Vive les « moteurs de calcul numériques » (sic) et l’Intelligence Artificielle. Pour le moment cette promesse n’est pas encore tenue. Car un constat s’impose : Excel est omniprésent dans les entreprises de toutes tailles. La question de comprendre pourquoi le petit tableur fait de la résistance à l’heure du Big Data et de la révolution numérique, nous semble intéressante. Elle permet de comprendre quel rôle clé l’Homme tient dans le système d’information décisionnel. Elle trace aussi l’horizon à atteindre pour les solutions de demain.

Pourquoi Excel aurait dû disparaître du paysage de la Business Intelligence ?

Excel, le Tableur de Microsoft est banni par la plupart des Directions des Systèmes d’Information (DSI) quand il est question de Business Intelligence (BI). Les atteintes à « l’unicité de la donnée » ou la chasse au « Shadow IT » favorisés par le tableur en sont les principales causes. Les DSI, mais aussi certains Directeurs Administratifs et Financiers (DAF), pilonnés d’information sur les nouvelles solutions pour faire face à la déferlante du Big Data, ne manquent pas de souligner les autres limites du tableur.

Dans le désordre d’une liste à la Prévert, 4 arguments au moins font depuis 20 ans les Choux gras des Business Object, Hypérion, Tableau, Anaplan ou plus récents Captain Dash et Toucan Toco :

1) Tout DAF d’ETI a un jour ou l’autre utilisé un classeur Excel évolué, où la maintenance des liens entre feuilles finissent par rendre des chiffres erronés. Une maintenance régulière s’impose. L’entreprise est dépendante de ce qui s’apparente finalement à un développement spécifique.

2) Le manque de sécurité est une deuxième raison, puisqu’un classeur Excel sert à la fois de restitution et de base de données. Quel Directeur Financier n’a jamais été confronté à l’effacement intempestif d’un fichier important, conséquence au plus heureux, d’une perte de temps ?

3) A l’ère du « Big Data » viennent ensuite les limites liées à la volumétrie. Malgré l’augmentation des capacités des feuilles Excel et la stratégie de Microsoft pour lier Excel à la suite SQL, les lenteurs liées à la taille des classeurs et la difficulté pour l’utilisateur à se repérer dans les modèles de données ont depuis 30 ans amené les entreprises à chercher d’autres solutions.

4) A une époque, de généralisation de l’usage de Facebook ou des Google Docs, les capacités de collaboration et de partage autorisées par Excel semblent enfin bien limitées.

Pourtant combien de sociétés de taille importante dans lesquelles le contrôleur de gestion du siège compile encore autant de feuilles Excel qu’il a de régions ou d’activités avec ce que ces méthodes semblant d’un autre âge comportent de lenteurs et de risques d’erreurs ! Pour quelles raisons retrouve t’on Excel jusque dans les organisations ayant consenti les plus lourds investissements en outils de BI, y compris dans ceux promettant une autonomie complète des utilisateurs et une BI en self-service

A notre avis la réponse tient en une phrase : La place que le tableur Microsoft laisse à l’Homme.

L’Homme : élément clé du pilotage à l’heure des mutations accélérées

La démarche de Business Intelligence structurée, menée par la Direction des Systèmes d’Information (DSI) est de type industriel. Elle vise à partager largement une information pertinente et à pérenniser des process. Spécification des besoins, alimentation et enrichissement d’un stockage de données (SGBD, OLAP, In Memory ou autres NoSQL… Cloud, On Premise ou Hybride) avec un contrôle de la qualité des données,... Sa durée minimale est incompressible. Les utilisateurs ont les états dont ils ont besoin, éventuellement  en « self-service » mais…

Dans un contexte de changements accélérés, l’analyse d’impact du rachat d’une nouvelle entité, la demande d’un autre format de reporting par le nouveau DG ou la simulation d’un nouveau Business Model doivent pouvoir être faits pour demain. Si le système d’information décisionnel ne contient pas déjà toutes les données nécessaires, la DSI, pour cause de transformation digitale à mener, doit parfois répondre dans un délai de X semaines à un métier ayant pourtant exposé un besoin dans les règles de l’art.

Le métier contourne alors la DSI et le système d’information structuré et opte souvent pour une autre alternative : soit la dernière offre disponible dans le cloud qui promet une réponse rapide en toute autonomie, soit Excel qu’il connait et maîtrise parfaitement.

Beaucoup n’hésitent pas longtemps quand ils ont besoin de produire des chiffres pour hier.

Car pour le moment, Excel a encore un avantage décisif : l’autonomie inégalée qu’il donne à ses utilisateurs pour la partie du process concernant l’ajout ou le croisement de données de sources différentes ou encore la gestion de référentiels différents grâce à la botte magique de tout contrôleur de gestion : les fonctions « Recherche V » ou «Somme Si ».

Aucun des outils de BI présents sur le marché, n’est aussi largement connu et répandu, en donnant autant d’agilité qu’Excel pour permettre à ses utilisateurs d’intégrer les subtilités métiers qui permettent de « coller » au plus près d’une réalité en mouvements Il permet surtout à l’utilisateur de gérer l’ensemble de son cycle d’information. Ce n’est encore que partiellement la réalité des dernières solutions. Elles y viendront très certainement.

Par ailleurs, en période de mutations, le cahier des charges et la construction de la solution doivent évoluer en même temps que l’expérience, ce qui est peu compatible avec les nécessités d’une démarche de type industriel, apanage d’un traitement par le système. Là encore la créativité des hommes fait merveilles.

La présence d’Excel dans les services des Directeurs Financiers d’organisation de toutes tailles, en particulier pour ce qui concerne les prévisions d’activités ou de trésorerie, nous semble démontrer l’espace qui existe, au moins pendant un temps, entre ce que contient le « système » et les informations nécessaires pour décider. La capacité d’adaptation de l’homme, sa possibilité de résoudre des situations imprévues ou d’apporter sa connaissance subtile du réel assurent encore pour un moment une place décisive pour l’homme dans le système d’information décisionnel de l’entreprise.

Demain est déjà à la porte : solutions Excel-like sur-vitaminées, reporting XBRL, Intelligence Artificielle ? La question de savoir qui sera l’Excel du futur va surement trouver rapidement sa réponse. Celle du rôle de l’Homme dans la Business Intelligence du monde qui s’ouvre est bien posée.

*La transition Fulgurante, Vers un bouleversement systémique du monde. Pierre Giorgini. Bayard.
Extrait conférence https://www.youtube.com/watch?v=Uu3ExBmmyM0

**Les clés du Futur, Réinventer ensemble la société, l’économie et la science, Jean Staune, préface de Jacques Attali, Plon.
Extrait conférence https://www.youtube.com/watch?v=dMqAmfZW0RU

L’auteur

Stéphane Robert, Fondateur et Dirigeant d’Essentiel Info. Essentiel Info travaille aux côtés des DSI et des DAF d’ETI depuis 10 ans pour les aider à donner de l’agilité à leur système d’information décisionnel. Une solide clientèle d’entreprises patrimoniales confirme leurs capacités opérationnelles.
Essentiel Info est partenaire du prochain Zermatt Summit qui a lieu du 8 au 10 septembre 2017 sur le thème « Humaniser l’Innovation » http://fr.zermattsummit2017.org/


L'origine de la trésorerie zéro : une Méthode inventée par un Français

En matière d’information de gestion, parmi les indicateurs suivis par les entreprises privées de tous secteurs, l’un d’entre eux fait presque partout l’objet d’une attention particulière : il s’agit du niveau de la trésorerie.

Comment cette question se présente-t-elle chez les clients que nous rencontrons ?
Cela peut aller du client exceptionnel à la trésorerie très excédentaire qui ne voit pas l’intérêt de travailler sur le sujet à la grande entreprise dont les départements contrôle de gestion et trésorerie se renvoient la responsabilité de la mauvaise qualité des prévisions de trésorerie, en passant par le fond d’investissement qui souhaiterait aider ses participations à améliorer le passage du Budget d’exploitation en Budget de trésorerie.

En quoi sommes-nous à même d’apporter une réponse spécialement pertinente à nos clients sur ces sujets ? La réponse courte à cette question tient en 2 mots : expérience et méthodologie.
Mais que recouvrent ces mots exactement ?
Pour ce qui est du mot expérience, le contenu est assez simple à définir : en ce qui me concerne, il s’agit d’une expérience bancaire à ses débuts (en 1973 !), puis de la gestion de la trésorerie d’une multinationale jusqu’en 1978, date ma rencontre avec Dung NGUYEN qui fut mon mentor (merci de prononcer Zung !) et date à laquelle je suis devenu consultant en gestion de trésorerie pour des sociétés de toutes tailles dans de nombreux secteurs et…pays ! Nous reviendrons plus loin sur ce sujet car beaucoup des sujets que tu évoques ramènent à Dung NGUYEN.
En ce qui concerne la méthodologie, c’est un peu plus compliqué et cela nécessiterait des développements élaborés. Pour des raisons de commodité de lecture, je propose d’en traiter les détails dans des articles spécifiques. Je me contenterai de principes dans ce qui suit.
Pour aborder de façon claire ces futurs développements, il me paraît tout d’abord nécessaire de rappeler quelques éléments du contexte dans lequel la gestion de trésorerie moderne en France est apparue car cela a complètement façonné les développements ultérieurs, les succès comme les difficultés. Cela va nous ramener au début des années 1970.
A cette époque :
- Les taux d’intérêts sur le Franc sont autour de 10% l’an, hors périodes de crises spéculatives contre le Franc. Si l’on rajoute les marges bancaires, l’addition est conséquente.
- La réglementation est drastique :
Contrôle des changes (interdiction de garder des devises plus d’un mois dans un compte en devise)
Encadrement du crédit (plafond de crédit à ne pas dépasser aux dates fatidiques fixées par la Banque de France)
Placements des excédents de trésorerie à un mois minimum pour espérer une rémunération
- Les moyens sont limités :
Pas de micro ordinateur, pas d’Internet, ni même de « Minitel », l’information provient des « pièces bancaires » ou des extraits de comptes papiers, exceptionnellement on s’informe par téléphone…
Pas de progiciel particulier pour la gestion de trésorerie (même Excel restait à inventer) : utilisation du progiciel comptable ou de documents papiers reprenant les informations reçues par les « pièces bancaires » auxquelles on ajoute à la main quelques estimations de l’évolution future. Gomme et crayon obligatoire.
- La gestion de trésorerie fait partie de la « comptabilité »
Compte tenu des éléments précédents (taux d’intérêts, brouillard sur la position de trésorerie du jour, trou noir sur le futur), les comptables visent la sécurité ce qui amène à privilégier les anticipations négatives, c'est-à-dire à favoriser « par précaution » l’intégration des dépenses futures dans les soldes bancaires, ce qui aboutit à constituer des soldes créditeurs par peur d’agios débiteurs conséquents et de « manquer ».
- Les conditions de banques sont d’une « obscure clarté » et relèvent quasiment du «secret défense»
C’est dans ce contexte que paraissent en 1972 dans la revue « Le Management » trois articles d‘un certain Dung NGUYEN sous le titre « Trésorerie zéro, pourquoi, comment ? ».
Tout est déjà dans le titre…Dans ces articles, Dung NGUYEN expose et démontre tout d’abord que le bon trésorier est celui qui gère en « trésorerie zéro » c’est-à-dire celui qui optimise le gain des placements moins le cout des emprunts afin qu’il n’y ait le moins d’argent dormant sur les comptes, pas celui qui évite les agios. Autrement dit, il faut prendre en compte le manque à gagner dans les décisions.
Évidence aujourd’hui, bombe à l’époque.
Les Directions Générales, les Directeurs Financiers, les Trésoriers (quand il y en a) commencent alors à évaluer ce manque à gagner par l’analyse d’un document jusqu’à là assez négligé et qui s’appelle échelle d’intérêts. Ils y trouvent alors une source de gains très important qui va lancer le mouvement.
Mais dans le titre des articles, s’il y a le « Pourquoi ? », il y a aussi le « Comment » ? En effet, une fois admis le principe de trésorerie zéro, il faut le mettre en place.
Dans les conditions de l’époque exposées ci-dessus, on peut résumer ainsi la problématique : je dois être capable de pré-calculer et optimiser le résultat de l’équation suivante : Gains du produit si je place-Coût du découvert entrainé par le placement. Pour concrétiser, dans les conditions de l’époque, pour avoir un gain, il faut placer à 30 jours minimum à un certain taux, ce qui peut entrainer un découvert pendant un certain nombre de jours à un autre taux. Comment décider ?
Il faut évidemment maîtriser les conditions de banques (taux, marges, dates de valeur) mais aussi les prévisions pour effectuer un calcul sérieux.
De ces deux éléments essentiels (principe de trésorerie zéro, maîtrise des paramètres du modèle) et des enjeux conséquents et mesurables qui apparaissent va découler l’ensemble des développements des années qui ont suivi :

- Prise de conscience dans les entreprises de l’importance de la gestion de trésorerie comme centre de profit
- Mise en place d’une fonction Gestion de Trésorerie indépendante de la comptabilité
- Développement de progiciels spécialisés
- Mise en place des techniques d’information provenant des banques
- Publication, clarification des conditions de banque et négociations
Il faut noter tout de suite que si ces points ont été indispensables au développement de la fonction Gestion de Trésorerie, ils portent également en germe des difficultés du fait de la séparation d’avec la fonction comptable, difficultés que l’on retrouve souvent au cœur des problèmes de certains clients.
Parallèlement, notamment dans le cadre du cabinet conseil Dung NGUYEN et Associés dont j’ai eu l’honneur de faire partie dès 1978 en tant qu’associé jusqu’à la disparition prématurée de Dung NGUYEN en 1988, se développe la méthodologie nécessaire pour mettre en place le principe de trésorerie zéro en terme d’organisation et de procédures. Évidemment fondamental.
Les règles et méthodes ont été définies par l’expérience, elles ont été mises en place dans de nombreuses entreprises tout au long des années 80, adaptées ou adaptables aux secteurs et cas particuliers. Ces règles et méthodes ont, par exemple, façonné l’ergonomie des progiciels de gestion de trésorerie, centrés sur la « fiche en valeur » dont l’ergonomie a été définie à cette époque et est toujours d’actualité (le plus bel exemple étant celui de la fiche en valeur de l’ex CERG-XRT Universe).

Depuis les années 1970, les conditions ont beaucoup changé : les taux d’intérêts se sont effondrés (du moins actuellement), la réglementation a changé, les produits de placements à court terme ont pu être développés, les progiciels et internet sont là, les conditions de banques ne sont plus un tabou, etc.

C’est évidemment tant mieux, mais il n’en reste pas moins que de nombreuses difficultés subsistent, notamment autour des prévisions.

Paradoxalement, on peut presque dire qu’une partie de ces difficultés provient du progrès…car comme chacun sait, la fonction crée l’organe et comme les pressions sur la gestion de trésorerie se sont relâchées, certains attributs se sont atrophiés. En gros, on peut dire qu’à de rares exceptions près, ne reste du modèle standard de trésorerie zéro que les aspects techniques « outils » (informatique, progiciels, télématique), les règles et procédures nécessaires en amont pour faire fonctionner le tout de façon cohérente ont disparues. En résumé, il est trop facile de placer en SICAV au jour le jour, cela dispense de faire des prévisions...

Et quand on connaît l’historique, il est amusant de constater qu’il reste une vague trace de ces procédures en amont mais vidées de leur substance dans le vocabulaire utilisé dans les progiciels de gestion de trésorerie.
Par exemple dans un progiciel que je ne nommerai pas existent des Prévisions Confirmées, des Prévisions d’Origine, des banques pivot ou encore des quotas…
Ces mots correspondent à des concepts méthodologiques bien précis de la trésorerie zéro mais les fonctionnalités mises en place n’ont qu’un lointain rapport avec le modèle original.

Pour terminer ce développement déjà assez long, indispensable pour comprendre ce qui suivra, mais qui ne fait qu’effleurer les sujets, on peut résumer ainsi notre apport sur le plan méthodologique :

- Remise de chaque chose à sa place : les outils ne sont que des outils, ils ne peuvent rendre le meilleur dont ils sont capables que si l’environnement est préparé
- Clarification des enjeux, des objectifs, des concepts et du vocabulaire de façon à avoir une vue bien définie de ce dont on parle (par exemple même les mots prévisions et réalisations sont à définir !)
- Connaissance des principes, des règles, méthodes et procédures à mettre en place pour maitriser sa trésorerie et capacité à adapter les règles générales bien connues aux cas particuliers.

Pour terminer, je voudrais souligner un point de première importance : comme expliqué par Dung NGUYEN et vérifié par des années d’expérience, la maîtrise de la trésorerie suppose la reconnaissance de la fonction trésorerie en tant que telle. C’est admettre qu’elle a besoin de fixer des règles et procédures dans une organisation qui lui permet de jouer son rôle.
Naturellement, ces règles et procédures peuvent rentrer en conflit avec d’autres nécessités et cela peut donc être plus ou moins facile à faire passer.
Il y a donc des choix à faire mais il n’y a pas de miracle : si la fonction trésorerie n’est considérée que comme un simple service de caisse, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle puisse prévoir l’imprévisible, fût-elle dotée du plus couteux progiciel de la galaxie.

Marc Jacob de Cordemoy